L'habitat coopératif, une solution à nos crises ?
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‎« Crise financière mondiale, flambée du prix des énergies fossiles, explosion ‎de la spéculation immobilière, ghettoïsation urbaine, réchauffement ‎climatique, crise du logement social, montée des individualismes, ‎développement de la précarité... »‎
voilà ce qu’on trouve en première page du site le village vertical, un projet ‎d’habitat coopératif lyonnais Â
Mouais, ça a des accents de fin du monde tout ça, et si on n’était pas ‎curieux de voir la suite, on finirait sous la couette, en se re matant l’intégrale ‎de Friends.‎
Mais voilà , on est curieux, on veut sortir de sous la couette, et les initiatives des ‎autres peuvent nous y pousser, donc on continue à lire la page d’accueil du ‎village vertical :‎
‎« Ces problèmes, qui font la Une des journaux, et que nous subissons au ‎quotidien, nous obligent à inventer et innover dans de nombreux domaines, ‎jusque dans notre quotidien et notre intimité.‎
L'habitat collectif constitue un champ privilégié pour mener des expériences ‎alternatives. »... bla bla bla bla ...‎

Ok, on l’a, l’habitat coopératif est une alternative à nos loyers trop chers, à la ‎solitude en ville, à la perte du lien. ‎
Mais pourquoi?‎
Un habitat coopératif, c’est un immeuble écologique, conçu par ses ‎habitants, qui en sont tous, collectivement, propriétaires et qui, tous ‎ensembles le gèrent démocratiquement. ‎
C’est aussi un habitat qui ne répond pas aux règles de la spéculation et qui ‎ne conçoit pas le logement dans un but lucratif. ‎
L’idée est de permettre l’accès à un logement stable à un prix raisonnable.‎
Quand on est coopérateur, on n’achète pas un appart, mais des parts de ‎sociétés, c’est la coopérative qui est propriétaire des logements dont les ‎coopérateurs sont locataires. Le loyer versé est au coût réel du logement et ‎pas au prix du marché.‎
L’organisation de la coopérative est basée sur les principes de démocratie, ‎de participation et de responsabilisation des habitants. ‎
Les coopérateurs s’impliquent donc beaucoup dans le projet de conception, ‎ce qui crée d’entrée de jeu, de forts liens de voisinage. Ils envisagent ‎ensemble des solutions qui favoriseront les échanges et minimiseront les coûts ‎des loyers en privilégiant par exemple des espaces communs : on trouvera ‎une buanderie commune, une bibliothèque ou salle de jeux commune, des ‎voitures en auto partage...‎
En Suisse, au Quebec ou en Norvège où ces systèmes existent depuis 20 ans ‎parfois, ce type d’habitat marche plutôt pas mal et est souvent utilisé par les ‎autorités publiques comme relais pour créer des habitations mixtes et des ‎logements sociaux. ‎

Pour créer un habitat coopératif, il faut, outre avoir un peu d’argent sous son ‎matelas, être convaincu, ouvert et pas pressé. C’est vrai que ça prend du ‎temps de monter un projet avec plusieurs citoyens (familles, célibataires, ‎vieux, jeunes), et tant mieux finalement, parce que l’habitat coopératif, en ‎France, n’a pas encore de statut juridique et on ne peut donc pas en réaliser ‎sous cette forme actuellement en France.‎
Des associations comme Habicoop bataillent donc pour faire changer les ‎textes et permettre à tous les projets qui sont en cours de réalisation en ‎France, d’abriter de « vrais » coopérateurs.‎

En France
Habicoop, le site de l’assoc lyonnaise qui encadre des projets d’habitat ‎coopératif ‎
Village vertical, un des projets lyonnais d’habitat coopératif ‎
y en a plein d’autres à travers le France
Un exemple à l’étranger
La coopérative suisse INTI
d’autres expériences
l’éco quartier Vauban à Fribourg en brisgau sur wikipedia ‎
la chronique comme dans le poste
et alors vivre ensemble, est ce que ça marche ? réponse avec Bertille Darragon, coordinatrice de l'association Habicoop